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Sanctions CNIL dans la santé et le bien-être : ce qu'il faut en retenir

9 juillet 20264 min de lecture

Le secteur de la santé et du bien-être numérique a un historique de sanctions bien réel — CNIL, Autorité de la concurrence. Ce n'est pas une rumeur ni une attaque gratuite : ce sont des décisions publiques, sourcées, consultables sur les sites officiels. Voici un panorama honnête, avec une règle simple : ne jamais confondre un éditeur sanctionné avec un autre qui ne l'a pas été.

À retenir

  • Doctissimo a été sanctionné 380 000 € par la CNIL en 2023 pour des manquements RGPD et cookies — mais Doctissimo est un site de contenu santé, pas une plateforme de réservation, donc pas un concurrent direct de Relio.
  • Doctolib a été sanctionné 4,665 M€ par l'Autorité de la concurrence en 2025 pour abus de position dominante (clauses d'exclusivité, vente liée) — sans lien avec la protection des données.
  • Aucune sanction connue n'a été identifiée pour Liberlo ou Planity à ce jour.
  • Relio ne collecte aucune donnée de santé à caractère médical et ne revend jamais de données à des tiers.

Doctissimo : cookies et données de santé sans consentement

En mai 2023, la CNIL a infligé une amende de 380 000 € à Doctissimo (délibération SAN-2023-006), à la suite d'une plainte de l'ONG Privacy International déposée en 2020. Les manquements retenus : données de tests conservées trop longtemps, absence de consentement explicite pour des données de santé (environ 5 % des tests collectaient ce type de données), mots de passe insuffisamment sécurisés, et cookies publicitaires déposés malgré un refus explicite sur le bandeau.

Une précision importante : Doctissimo est un site de contenu et de tests santé grand public, pas une plateforme de mise en relation avec des praticiens. Ce n'est donc pas un concurrent direct de Relio — mais le dossier reste un cas d'école sur ce qui arrive quand une plateforme santé traite des données sensibles sans les garde-fous nécessaires.

Doctolib : une sanction concurrence, pas une sanction données

En novembre 2025, l'Autorité de la concurrence a sanctionné Doctolib à hauteur de 4,665 millions d'euros pour abus de position dominante : clauses d'exclusivité imposées aux praticiens abonnés, vente liée entre Doctolib Patient et Doctolib Téléconsultation, et rachat en 2018 de son principal concurrent MonDocteur dans un marché alors émergent.

Cette sanction ne concerne pas la protection des données — sur ce point précis, le Conseil d'État avait au contraire validé en 2021 le dispositif d'hébergement de Doctolib (chiffrement, tiers de confiance pour les clés) dans le cadre du partenariat vaccination Covid-19. Les deux dossiers sont distincts et ne doivent pas être mélangés.

Dedalus, Cegedim, IQVIA : la face B2B du secteur

Trois sanctions supplémentaires, moins connues du grand public mais éclairantes sur le secteur santé au sens large :

  • Dedalus Biologie (1,5 M€, CNIL, 2022) : éditrice du logiciel impliqué dans la fuite de données de près de 500 000 patients de laboratoires français — chiffrement absent, accès trop large aux serveurs, absence de purge après migration.
  • Cegedim (800 000 €, CNIL, 2024) : collecte illicite de données de santé via un téléservice et un « observatoire » de médecins, sans autorisation ni anonymisation réelle.
  • IQVIA (5 M€, CNIL, 2026) : manquement aux garanties de limitation des risques, dans le sillage des révélations sur la collecte de données de carte Vitale en pharmacie.

Ces trois acteurs sont des éditeurs ou intermédiaires B2B, pas des plateformes de réservation grand public — mais ils illustrent une même logique : plus une donnée de santé circule entre systèmes, plus le risque de manquement augmente.

Ce que ça change pour choisir une plateforme

Deux acteurs cités dans les recherches sur ce sujet — Liberlo et Planity — n'ont, à ce jour, aucune sanction CNIL ou décision de justice publique identifiée à leur encontre. Ce n'est pas une preuve de conformité totale (l'absence de sanction publique ne garantit rien), mais il serait tout aussi malhonnête de laisser entendre le contraire.

Ce qu'on peut affirmer sur Relio, en revanche, parce que c'est vérifiable dans notre politique de confidentialité :

  • Aucune donnée de santé à caractère médical n'est collectée. Ce qui est partagé lors d'une orientation ou d'un signalement décrit un ressenti ou une situation, jamais un diagnostic.
  • Aucune donnée n'est revendue ni cédée à des courtiers de données.
  • Seules les informations nécessaires à la réservation sont collectées : nom, email, informations de rendez-vous.

La confiance ne se décrète pas sur une promesse marketing. Elle se vérifie sur une politique de confidentialité lisible et sur un historique de décisions publiques — dans un sens comme dans l'autre.

Voir comment Relio vérifie et protège vos données

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