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Doctolib a exclu les praticiens du bien-être en 2022 : ce qui s'est passé

11 juin 20263 min de lecture

En juillet 2022, des milliers de praticiens en médecines douces ont reçu le même message : leur profil allait être supprimé de Doctolib. Près de 5 700 comptes concernés. Du jour au lendemain, des naturopathes, sophrologues, hypnothérapeutes et énergéticiens se sont retrouvés sans outil de réservation. Retour sur un épisode qui a marqué tout un secteur.

Les faits

La décision est tombée à l'été 2022. Doctolib a annoncé le retrait des praticiens exerçant des pratiques dites « non conventionnelles » — celles qui ne reposent pas sur un diplôme d'État reconnu et un cadre médical. Concrètement, cela visait une grande partie des métiers du bien-être : naturopathie, sophrologie, hypnose, énergétique, et d'autres.

Pour les praticiens concernés, le délai a été court. Beaucoup avaient bâti une partie de leur activité sur cet outil, avec des patients habitués à réserver en ligne. La transition n'a rien eu de simple.

Pourquoi Doctolib a pris cette décision

Plusieurs facteurs se sont combinés. Aucun n'est officiel à 100 %, mais le tableau est cohérent.

  • Un positionnement médical à protéger. Doctolib s'est construit comme un outil de santé, utilisé par des médecins, des hôpitaux, et pour la prise de rendez-vous vaccinaux. Héberger des pratiques non encadrées brouillait cette image.
  • La pression institutionnelle. Les ordres professionnels et certaines voix publiques ont régulièrement critiqué la présence de pratiques non scientifiques sur une plateforme perçue comme médicale.
  • Le risque réputationnel. Dans un contexte de méfiance envers les dérives sectaires en santé, le risque d'amalgame était réel pour l'entreprise.

Du point de vue de Doctolib, la décision protégeait sa marque. Du point de vue des praticiens sérieux, elle punissait toute une profession pour les excès d'une minorité.

L'impact réel

Côté praticiens, le choc a été brutal. Beaucoup ont dû reconstruire en urgence un système de prise de rendez-vous : agenda papier, téléphone, ou bascule vers d'autres outils moins connus. Une partie de leur visibilité a disparu en même temps que leur profil.

Côté patients, l'effet a été plus discret mais réel. Des gens qui avaient l'habitude de retrouver leur sophrologue ou leur naturopathe en quelques clics ont perdu le fil. Quand on n'a plus le contact direct, on ne reprend pas toujours rendez-vous.

Les alternatives qui ont émergé

Le vide a vite été comblé, au moins en partie. Plusieurs plateformes se sont positionnées sur les praticiens du bien-être : Resalib, Holia, et d'autres acteurs spécialisés. Chacune avec ses choix, ses tarifs et ses limites. Mais aucune n'a totalement remplacé la place qu'occupait Doctolib dans les habitudes.

Ce que Relio fait différemment

Relio est né de cet épisode. La leçon retenue est simple : un praticien sérieux ne devrait pas pouvoir être exclu du jour au lendemain à cause d'un changement de stratégie qui ne le concerne pas directement.

Concrètement, deux principes guident la plateforme. D'abord, pas d'exclusion liée à la nature de la pratique : tant qu'un praticien exerce sérieusement et respecte la charte qualité, il garde sa place. Ensuite, une charte claire dès le départ, pour que chacun sache à quoi s'en tenir et que personne ne soit pris au dépourvu.

L'idée n'est pas d'accueillir tout le monde sans regarder — au contraire, chaque praticien est vérifié avant publication. L'idée est de poser des règles stables et de s'y tenir.

L'épisode de 2022 a montré une chose : un outil de réservation, ce n'est pas neutre. Pour un praticien, c'est un lien direct avec ses patients. Le perdre brutalement, c'est perdre une partie de son activité. C'est précisément ce qu'on cherche à éviter.

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